Lettre ouverte à la rédaction de Version Femina

Interpellée à trois reprises sur les erreurs écrites dans un article sur la circoncision, la rédaction de Version Femina n’a jamais donné de réponse.

Madame Poniatowksi, Madame Ganibardi,

    J’ai lu l’article de votre magasine intitulé Avantages et inconvénients de la circoncision avec grand intérêt, notamment le passage sur la démystification de la circoncision comme solution à l’éjaculation précoce. Cependant je dois dire que j’ai été très surpris à la lecture du premier paragraphe de la partie « la sensibilité du gland est-elle diminuée ? » qui affirme que la « si c’est le cas, cette perte de sensibilité est infime, car la circoncision ne change rien à la satisfaction des hommes qui l’ont subie, ni à celle de leur partenaire », à contre-courant d’une partie de la littérature scientifique sur le sujet.

    En effet plusieurs études ont montré qu’une part importantes d’hommes perdent en sensibilité après avoir été circoncis et que cela peut également affecter leurs partenaires :

Cette étude confirme l’importance de prépuce dans la sensibilité du pénis, le niveau général de satisfaction sexuel et le fonctionnement du pénis. D’autre part cette étude montre que le pourcentage d’homme à éprouver une gêne, de le douleur ou des sensations inhabituelles est plus important chez les hommes circoncis que chez ceux qui ne le sont pas.i

Il y a une diminution du plaisir lors de la masturbation et du plaisir sexuel après la circoncision, indiquant ainsi que la circoncision à l’âge adulte a un effet négatif sur les fonctions sexuelles masculines ; il est possible que ceci soit lié aux complications post opératoires et la perte de terminaisons nerveuses (présentes dans le prépuce).ii

Les femmes avec un partenaire circoncis ont davantage rapporté un manque dans la satisfaction de leur besoins sexuels (38 % pour les femmes dont le partenaire est circoncis contre 28 % pour les femmes dont le partenaire est intact), des difficultés d’ordre sexuel en général (31 % contre 22%), notamment des difficultés à atteindre l’orgasme (19 % contre 14%) et de la dyspareunie (douleur lors des rapports sexuels, 12 % contre 3%)iii

    Ce sont des exemples parmi d’autres études ayant abouti aux même résultats.iv

    D’autre part, sur la base d’une expertise médicale, le préjudice de perte de sensibilité suite à une circoncision a récemment été reconnu devant la justicev et de nombreux hommes circoncis à l’âge adulte témoignent d’une perte de sensibilité, à l’instar de ce jeune Israélien circoncis tardivement, car venant de la Russie soviétique où la circoncision ne se pratiquait pas, dont le témoignage a été publié dans le grand quotidien israélien Haaretzvi :

“La sensation dans le contact sexuel a été changée, elle était comme anéantie. Il y avait beaucoup moins de sensibilité et j’avais besoin d’être beaucoup plus stimulé pour avoir une érection […] J’ai compris que j’avais commis une erreur (en me faisant circoncire). J’avais 16 ans et j’étais stupide.”

    Aussi je pense qu’il est important d’apporter aux hommes qui sont concernés par cette opération des informations complètes sur le sujet faisant état de tous les risques existants, y compris le risque d’impact négatif sur leur sexualité et celle de leur partenaire, d’autant qu’il s’agit d’une opération irréversible.

    Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Mesdames, mes salutations distinguées.

i – BRONSLAER GA, SCHOBER JM, MEYER-BAHLBURG HF, T’SJOEN G, VLIETINCK R, HOEBEKE PB, Male circumcision decreases penile sensitivity as measured in a large cohort,     2013, British     Journal of Urology International

ii– KIM D, PANG MG, The effect of male circumcision on sexuality, 2007, Kim D, Pang MG., British Journal of Urology International

iii – MORTEN FRISCH, MORTEN LINDHOLM, MORTEN GRØNBÆK,Malecircumcision and sexual function in men and women: a survey-based, cross-sectional study in Denmark, 2011, International Journal of Epidemiology        

iv – SORRELS ML, SNYDER JL, REISS MD, EDEN C, MILOS MF, WILCOX N, VAN HOWE RS,     Fine-touch pressure thresholds in the adult penis, 2007, BJU Int.2007 Apr;99(4):864-9.    

–  SOLINIS I, YIANNAKI A, Does circumcision improve couple’s sex life?,     2007, Journal of Men’s Health and Gender 2007;4(3):361.

– DENNISTON GC, HILL G. Circumcision in adults: effect on sexual function. Urology 2004;64(6);1267.        

– J.R. TAYLOR, A.P. LOCKWOOD, A.J. TAYLOR, The prepuce: Specialized mucosa of the penis and its loss tocircumcision, 1996, Br J Urol 1996;77:291-295

v – Circoncision : un chirurgien français lourdement condamné, 2016, Droit au Corps

vi- Even in Israel, More and More Parents Choose Not to Circumcise Their Sons, 2012, Haaretz

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How I Restored My Foreskin

Major Styles

In December of 2005, I was speaking to a friend at a restaurant in Central America. He brought up the topic of circumcision and how it reduced the sexual pleasure in a man. I did not say anything, because I was unable to confirm or deny his statement. So I decided that I would return to the United States and do research on the topic.

In the meantime, I became very worried. Was it true? Was my penis desensitized?

The Internet was relatively new at that time. But still, there was a plethora of information on the topic of circumcision. Much of the information was conflicting. However, it was generally divided into two different opinions from men:

Pro Side

1.) Circumcised religious man, defending the process

2.) Circumcised secular American man, defending the process

3.) Man who was circumcised as an adult due to a tight foreskin, defending the process

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“C’est pas pareil”

De l’importance de ne pas tourner autour du pot : la conclusion est crue mais toute circoncision sans motif médical est bel et bien une mutilation sexuelle.

Souvent il arrive lorsqu’un échange sur la circoncision et le droit individuel des enfants à l’intégrité physique et plus tard à l’autodétermination religieuse (i.e. de ne pas avoir une religion que l’on n’a pas choisie marquée dans sa chaire de manière irréversible), au moment où l’on évoque à la fois la circoncision et les mutilations sexuelles féminines (MSF), que surgisse l’objection « oui mais c’est pas pareil ».

Lorsque je me suis réintéressé aux mouvements intactivistes américains il y a environ deux ans, je me souviens avoir vu la pancarte d’un manifestant revendiquant une égalité de traitement entre les MSF et la circoncision masculine. IMG_5480J’ai trouvé ça un peu fort de café. Depuis le jour où je me suis posé des questions sur la légitimité de la circoncision des mineurs, c’est-à-dire depuis que ma propre circoncision à 16 ans m’a forcé à me poser des questions sur ce sujet, j’ai été contre pour de multiples raisons. Mais tenant toujours à la précision du vocabulaire utilisé, j’étais extrêmement prudent vis-à-vis du parallèle avec les MSF puisqu’il m’apparaissait évident que celles-ci étaient pires que l’ablation du prépuce et que la comparaison semblait dangereuse en ce qu’elle semblait porter en elle soit une exagération des conséquences (bien réelles pourtant) de la circoncision ou une minimisation de la gravité des mutilations sexuelles féminines.

Mon engagement dans une association contre toutes les formes d’atteintes aux organes sexuels m’a amené à m’intéresser de plus près aux mutilations sexuelles féminines. C’était le début d’un chemin qui allait m’amener à reconsidérer le question de l’emploi du mot « mutilation ».

Lorsqu’on évoque les MSF, la première chose qui vient à l’esprit de beaucoup de gens, c’est le mot « excision » dans le sens d’ablation du clitoris. Pourtant les MSF recouvrent un nombre de pratiques beaucoup plus diverses.

La définition de l’OMS, sur laquelle s’appuie le droit français, les définit et les classe ainsi :

Les mutilations sexuelles féminines recouvrent toutes les interventions incluant l’ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou toute autre lésion des organes génitaux féminins qui sont pratiquées pour des raisons non médicales.

Les mutilations sexuelles féminines se classent en 4 catégories:

  • Type 1- la clitoridectomie: ablation partielle ou totale du clitoris (petite partie sensible et érectile des organes génitaux féminins) et, plus rarement, seulement du prépuce (repli de peau qui entoure le clitoris).
  • Type 2 – l’excision: ablation partielle ou totale du clitoris et des petites lèvres (replis internes de la vulve), avec ou sans excision des grandes lèvres (replis cutanés externes de la vulve).
  • Type 3 – l’infibulation: rétrécissement de l’orifice vaginal par recouvrement, réalisé en sectionnant et en repositionnant les petites lèvres, ou les grandes lèvres, parfois par suture, avec ou sans ablation du clitoris (clitoridectomie).
  • Type 4 – les autres interventions: toutes les autres interventions néfastes au niveau des organes génitaux féminins à des fins non médicales, par exemple, piquer, percer, inciser, racler et cautériser les organes génitaux.

Source : http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs241/fr/

Quand j’ai découvert ces informations, j’en ai tiré deux conséquences qui mènent inexorablement à la même conclusion :

– d’abord que l’ablation du prépuce du clitoris, l’équivalent anatomique du prépuce du pénis, bien que rarement pratiquée seule n’en demeure pas moins une mutilation sexuelle selon l’OMS et le droit français.

– deuxièmement qu’en fin de compte il n’existe aucune atteinte aux organes sexuelles des femmes qui ne soit pas classée comme MSF. A partir du moment où la lame tranche dans les organes sexuels, ou autre atteinte physique, il y a mutilation.

Que l’on remplace le mot fille par garçon, femme par homme et la conclusion est indubitablement que l’ablation du prépuce du pénis constitue bel et bien une mutilation sexuelle. Comme les MSF, les mutilations sexuelles masculines sont diverses, de la circoncision à la subinscision (sur ce sujet voir Circoncision, le complot du silence de Sami Aldeeb, p14).

Il est intéressant de noter à ce sujet qu’autrefois la différence n’était pas si distincte dans le vocabulaire employé puisqu’on utilisait le terme de circoncision féminine pour parler de ce que l’on nomme maintenant MSF : « depuis 1990, l’OMS et autres organisations ont décidé d’utiliser le terme de mutilations génitale féminine et d’abandonner celui de circoncision féminine » (ibid). D’ailleurs plusieurs acteurs de la lutte contre les MSF, comme Fabienne Richard, n’hésitent pas à classer la circoncision masculine parmi les mutilations sexuelles, ou encore la militante contre les MSF Ayaan Hirsi Ali, qui explique dans une vidéo que la circoncision masculine est finalement pire que son équivalent féminin (l’ablation du prépuce du clitoris).

Tolérer la circoncision masculine reviendrait à considérer qu’il existerait pour tous, femmes et hommes des « petites mutilations » somme toute acceptables et légitimes. L’accepter est un recul pour tous.

Voici en conclusion ce qui m’a amené à considérer que l’OMS et d’autres organisations, pourtant louables dans leur lutte contre les MSF, sont prises dans leurs propres contradictions et que dans l’intérêt des jeunes garçons il est temps d’avancer pas à pas dans un dialogue avec ceux qui la pratiquent pour une requalification de la circoncision. Enfin la souffrance de certains hommes, qu’ils aient été circoncis enfant ou adulte, parle d’elle-même.

Témoignage de David Nunn

J’ai été circoncis à 19 ans pour être “normal” et ressembler aux autres hommes (1). Bien des années après je pense que ça a été la plus grosse et la pire erreur de toute ma vie. La première fois que je me suis masturbé après la circoncision ce fut une énorme déception parce que j’avais perdu environ le tiers des sensations en intensité par rapport à avant et rien n’a changé depuis. Lors de l’ablation du prépuce, on détruit une quantité importante de nerfs et ainsi la superbe sensation du gland rentrant et sortant du prépuce.

Dr David Nunn, Australie. Témoignage traduit depuis l’anglais.

(1) Des années 50 aux début des années 2000 la majorité des Australiens étaient circoncis bien que leur nombre n’ait cessé de décroître. Aujourd’hui, 85 % des jeunes Australiens qui entrent en primaire sont intacts.

Source : https://www.circinfo.org/Personal_stories.html

Témoignage d’Aaron Calloway

Face à ce qu’il perçoit comme une certaine pression sociale et pour essayer de sauver une relation qui bat de l’aile, Aaron Calloway, jeune gay New-Yorkais a décidé de se faire circoncire à l’âge de 21 ans. Auparavant gêné par son statut d’homme intact dans un New-York où la majorité des hommes sont circoncis et où il avait le sentiment qu’avoir des organes sexuels entiers étaient mal vu, il assume sa décision, non sans quelques regrets, notamment au chapitre du plaisir.

« J’ai fréquenté certains cercles où les gens disaient des choses du genre ‘ouais beurk… il était intact‘, moi je ne voulais pas être perçu comme ça. […] quand t’es intact les gens ne pensent même pas que tu puisses ne pas être circoncis. Ils supposent que tu l’es et si tu ne l’es pas, pour eux c’est abominable. »

Q: Comment dirais-tu que c’est perçu de ne pas être circoncis ?

R: C’est étrange parce que ça dépend vraiment de la personne. Ceux qui préfèrent les circoncis ou qui sont circoncis… c’est bizarre comme préférence – ils associent cela tout de suite avec la propreté. Ils considèrent que c’est plus convenable et trouvent étranges les sexes intacts. Ça me fait me poser des questions, c’est en fait bizarre que juste après la naissance on vous coupe une partie du sexe. Je suis fier d’avoir pu prendre la décision par moi-même. Il y a quelque de fort là-dedans.

Q: Ressens-tu moins de sensations maintenant ?

R: Oui, et c’est un point qui me désole un petit peu. Avant j’avais des orgasmes très intenses, au point d’en avoir les jambes qui tremblent et de rejeter la tête en arrière. Maintenant, j’éjacule et voilà, c’est plus calme. Ça fait du bien, oui, mais ce n’est pas aussi intense qu’avant, ce qui était sympa parce que c’était très “chaud”, et maintenant c’est juste : ok.

Source : http://www.salon.com/2015/01/26/i_used_to_have_foreskin_anxiety_what_its_like_to_get_circumcised_as_a_grown_man/

A Personal Account of Adult Circumcision

My  story starts back in my teenage years, before I had started to have sex. Everything was fine when it came to solitary pleasure, as an intact boy I had no difficulties pulling my foreskin back. Yet since the day a friend of mine showed me the first truly adult films that went beyond eroticism, i.e., which entirely showed the anatomy of both sexes, I asked myself questions about my own penis, for those I saw onscreen were different. Mine was bent downward 90 degrees when erect. I had a bent pipe instead of a straight one.

So my GP had me see a sexologist because of the curvature. The sexologist had me see a urologist who said surgery was necessary. He explained my condition was most probably a congenital deformation of my penis. He explained the surgery (imagine straightening a banana by removing a piece from the upper side), how my penis would lose 1 to 2 cm in length, and how I needed to be circumcised so that my foreskin did not extend too much, beyond my shorter penis.

It’s important here to mention that when I was intact I would always use my foreskin to masturbate. I rolled it over my glans back and forth, in a fast or slow motion, thus stimulating my glans entirely (I had enough foreskin to fully cover my glans). I derived pleasure from each forward and backward motion, and most of the time I reached orgasm in a fast motion. This control over speed meant control over my own pleasure. I also remember when I pulled back my foreskin, my penis would smell musky, not in a bad way I thought, rather in an exciting way. To me that smell was the smell of arousal.

So when the surgeon talked about circumcision, I thought I might as well say goodbye to masturbation. I was wrong, but what came next was far from satisfactory.

The operation was carried out, and it proved successful as far as the curvature was concerned.

The first impressions resulting from the circumcision itself was a feeling of discomfort. Now that my glans remained uncovered the whole time, I could feel it rub against my underwear, which was not pleasant. Before the surgery, if my foreskin happened to be drawn back and my glans exposed, I slightly squeezed the tip of my penis through my clothes in order to pull the foreskin back again, and protect my glans. That I was not able to do any more, having no more foreskin!

When it comes to the look of it, I found my permanently uncovered glans quite indecent and sort of ridiculous as well, as something incongruous. No line was drawn anymore between the covered and uncovered state. No more line either between visible and hidden – the exposed glans is that of the sexual act, so now that it remained ridiculously bare even when flaccid seemed like a deep and cruel contradiction. That’s how a feeling of vulnerability took hold of me, and settled in. On many scores, I just did not recognize my penis anymore visually, and because it had lost its unique smell, as if sanitized.

Furthermore, my glans looked dry in contrast to its shiny and smooth aspect back when I was intact when I had an erection. It seemed so strange to me, and so different from before, that I even saw a dermatologist about that who just told me that’s what happens when you’re circumcised. Just great… When flaccid, I felt I missed the feeling of having my glans covered. My glans, which now rubbed against my underwear, lost in sensitivity.

About a month after the surgery, I started masturbating again, and I felt the difference even more clearly.

When erect I could not feel pleasure by rolling my skin back and forth. I could not stimulate my glans like before. I was left with little possible motion of my skin over the shaft of my penis. I had lost nuance, had downgraded from 3D to 2D, from technicolor to black and white.

There were psychological consequences as well. There was frustration, a feeling of loss, including feeling less manly (had not someone cut away a part of my genitalia?). I felt also very bad seeing an intact penis, like when classmates came back from the shower after P.E. or on television every now and then. Porn on the internet was even worse. When I saw an uncut actor and an actress playing with foreskin. I felt jealousy, a great deal of anger to the point when I thought « the bastard isn’t even circumcised! ». I wished every men were cut so I did not have to go through my own anger of feeling mutilated. Even though I knew that reaction of hatred was irrational, I just could not help it. So in order to avoid that anger, that terrible jealousy, all that frustration, I turned away from porn with a man and a woman so I did have to see intact men again. Not long ago I saw a questionnaire on the NORM website that suggested that anger and jealousy were common issues for circumcised men. Only then did I realize my reaction was natural, and that other circumcised men feel the same.

Now, back after my surgery, as my penis was now straight, I could have sex. One of my first times revealed something quite unexpected, as the first time I explored female intimacy with my fingers so to speak, it struck me immediately how it felt so much like my lost inner foreskin – yet again something I missed.

Many years after the operation, I decided to start restoring, and finally found enough perseverance in me to keep restoring on and on. It is a very long process, but how do I love the first results! I expected to see some skin cover my glans at first, I’m still not there but I’m very happy that I can at least pull some skin over my glans. It feels better to me, and for my girlfriend as well as she can see it gives me more pleasure than before!

  • Note for those who suffer from a bent penis or know someone with that problem:

Things seem to have change regarding the procedure I went through. A 2012 Italian study suggests that “circumcision must not be considered a mandatory time in Nesbit procedure: on the contrary, mandatory is the respect of the anatomical structures surgically attacked to avoid preputial resection“. Don’t hesitate to ask questions on the matter to your surgeon.

Une association médicale danoise qualifie la circoncision sans raisons médicales d’ “éthiquement irresponsable”

Une remise en cause sans détours

Dans ses dernières recommandations publiées en décembre de l’année dernière, l’Association Médicale Danoise (Lægeforeningen), forte de 29 185 membres, a qualifié la circoncision de mineurs sans raison médicale d’éthiquement irresponsable.

La circoncision en l’absence de prescription médicale n’est pas éthiquement acceptable dès lors que le patient n’exprime pas son consentement éclairé sur l’opération. Par conséquent, aucun garçon ne devrait être circoncis avant d’avoir 18 ans et d’être en mesure de décider s’il souhaite cette opération.

Source : http://www.huffingtonpost.com/entry/denmarks-29000-doctors-declare-circumcision-of-healthy_us_58753ec1e4b08052400ee6b3

Contrairement à la France où la circoncision des mineurs sans nécessité médicale n’est que rarement envisagée dans une perspective éthique et ne fait pas l’objet d’un débat publique contradictoire, il existe depuis plusieurs années déjà un débat récurrent au Danemark autour de cette pratique. Comme me l’expliquait Mikael Aktor (coprésident de l’association Intact Denmark) lors d’une rencontre en août dernier, c’est même un sujet qui intéresse régulièrement la presse danoise, comme ce fut le cas à l’occasion de l’intervention du Docteur Morten Frisch devant le parlement danois par exemple, ou de manière plus anecdotique mais récurrente durant la période estivale lorsque les journaux cherchent des sujets intéressant leurs lecteurs.

Un précédent nordique

Ce n’est pas la première fois qu’une association médicale exprime de fortes réserves sur les circoncisions sans raison médicales. Ainsi en 2001 le comité d’éthique de l’Association Médicale Norvégienne avait-il déclaré que la circoncision rituelle viole le code de déontologie de la profession :

Le comité déclare que la circoncision rituelle de jeunes garçons ne présente aucun avantage d’un point de vue médical. Même sous anesthésie locale cette opération cause de la souffrance et présente des risques de complications. Le Comité d’Éthique Médical déclare que la circoncision rituelle de jeunes enfants est incompatible avec les principes majeurs de la déontologie médicale tels qu’ils sont inscrits dans le premier paragraphe du code de la déontologie médicale norvégien. Celui-ci demande aux docteurs d’œuvrer pour la santé, de guérir, soulager et réconforter. Le comité souligne que l’impossibilité de l’enfant à donner son consentement est un point majeur.

Source : http://legeforeningen.no/english/